Un domaine des corpuscules

Photographie de Ladina Bischof

Comme la chrysalide pour les chenilles, le texte est une vaste usine des mutations. Il se déploie par capillarité et grandit par le milieu. Sa matière en évolution est régulièrement découpée, déplacée, réorganisée. Certains blocs se divisent pour former de nouveaux fragments, alors que d’autres entre eux s’agrègent. Du singulier ponctue l’itération des motifs, comme du solide restant dans un bain de macération : la délimitation est incertaine entre ce qui en est déjà, et ce qui résiste encore.


Quoique tenant plus du protéiforme que du déroulement ordonné d’un programme, Un domaine des corpuscules fait diffusément écho à la géométrie sale, notion centrale et titre d’un numéro de la revue Tissu. Hésitant entre enlisement et épiphanies, l’écriture se conçoit ici comme pensée de la poussière ou de la boue, et comme distillation dans sa grammaire de ce qu’elle charrie.

Extrait

Un domaine des corpuscules aux Presses du réel (distribution)

Prix Suisse de littérature 2018 pour Un domaine des corpuscules

Article de Romain Buffat sur viceversalitterature

Article de Pierre Muresan sur le blog de l’université de Fribourg

Article de Eric Duvoisin sur poesieromande

Entretien avec Romain Buffat

Passage sur les ondes de Radio Canut : La poésie débouche n.5, saison 2

Extraits traduits en allemand par Gabriela Zehnder et en italien par Pierre Lepori

paru en mars 2017
édition française
14 x 21 cm (broché)
96 pages
 
ISBN : 979-10-96911-02-8

 

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