Revue Hippocampe numéro 15 / automne 2018

DOSSIER “LA PEAU”
120 pages / 20 x 26 cm
Dos carré collé
ISBN : 9791096911097

Lien

avec un extrait de Bonsaï

Sommaire

Périscope – recherches et idées

Alain FreudigerL’Homme apparaît au Quaternaire : un memento mori pour l’Anthropocène (à propos de Max Frisch)
Camille Paulhan, L’art de la gomme. Estompages, évanouissements, imprégnations (à propos de Jérémie Bennequin, Estefanía Peñafiel Loaiza et Marianne Mispelaëre)
Warren Lambert, Hallali à Hollywood (cervidés au cinéma)
Erik Bullot, Lac clair. Notes sur A Survey de Michael Snow
Sylvie Lagnier, Jean-Marie Pontévia (1930-1982). Et si tout l’entreprise de l’art était de désarmer le discours ?
Alain Freudiger, Lumières d’une Nuit d’été. Sillanpää, Strindberg, Bergman

Vigie– création

Jacques Sicard, Opus 8 – Suites chromatiques. L’Hirondelle
Denise Le Dantec, Choix de poèmes
Julio Ramon Ribeyro, Bons mots de Luden
Stéphane Marte, L’Après-midi des après-midi
Baptiste Gaillard, Bonsaï
Fabien Clouette et Quentin Leclerc, Surface Zero

Dossier “La peau”

Caroline Parietti, Journal de la peau
Heidi Bucher, Portfolio : la peau de l’architecture
Kazumichi Hashimoto, Les empreintes digitales d’un fantôme
Jacques Roman, La peau de nuit
Christine Bergé, Des prêtres en peau de panthère dans les rituels de l’Egypte antique
David Collin, Ecorché vif. La peau de Barthélémy ou le voyage d’une idée

Sonar- rubriques

Jean-Guy Coulange, Groix, une île en hiver. Pour une création radiophonique – micro fiction
Philippe Baudouin, Sortilèges phonographiques. Archéologie des machines parlantes

Bonsaï

– Sur le site des éditions Hippocampe
Premières pages du livre
– Dans la revue Watts #5

ISBN 979-10-96911-13-4
Poésie /120 pages / 14×21 cm

Extrait

Qu’un rivage soit mimé par des ridules, et l’immensité de la mer par du lisse. Une complexité dans certaines peintures, où des aires sont planes, séparées par des flétrissures. Plusieurs matières mettent un autre temps à sécher, entre elles se rétractent. La frontière entre différentes peaux différemment froissées. Il s’agit d’un seul tableau.  

Présentation

L’écriture peut se concevoir comme un ensemble en expansion, grandissant en son centre par associations, fonctionnant selon une logique de déploiement, de variations et de déclinaisons, à la manière d’une tapisserie. Bonsaï trouve au contraire son origine dans le traitement de scories et de bribes, écartées de précédents textes au moment où s’en est dessinée l’unité. À partir de tels éléments, l’écriture s’amorce de manière plus succincte et modeste. Elle s’attache à l’abstention, à l’interruption, à la ligature, tout en gardant quelque chose de l’ordre du suintement.

Un guide de vulgarisation sur les bonsaïs, avec ses illustrations de petits arbres évoquant de courts textes, introduit l’idée d’une proximité entre cette pratique ornementale et l’écriture en général, mais le bonsaï est surtout devenu ici une forme poétique inventée pour soutenir ce travail des restes en arabesques. Dans un même livre, il y a alors le texte lui-même, le corps du texte, et il y a une bande passante où se trouvent des emprunts à un autre texte, auxquels vont pouvoir s’adosser les premiers, comme à des titres, des tuteurs. Ces deux textes cohabitent cependant d’une manière circonstancielle. Bonsaï met en œuvre une certaine aptitude à la non-coïncidence, à l’inajustement.