CV

Baptiste Gaillard (1982, Fribourg) vit à Lausanne. Il a travaillé comme co-responsable de l’orientation littérature et traduction du master Contemporary Arts Practice (Hochschule der Künste de Berne), comme intervenant dans des hautes écoles ainsi que dans un service social, dans un cinéma, dans des musées, dans un centre d’animation pour personnes défavorisées, dans un centre de soins palliatifs. Il a exposé des installations et des objets dans des galeries et des espaces d’art à Berlin, Lucerne et Genève notamment. Il a publié les livres Ombres blanches sur fond presque blanc (Héros-Limite 2020), Un domaine des corpuscules (Hippocampe 2017), Bonsaï (Hippocampe 2018), r a z (Contre-Mur 2017), Le chemin de Lennie (Héros-Limite 2014) et les textes Figures de la vie sans eau et Corps de vapeur du prolétariat dans le livre Oise de Simon Boudvin (Building Books 2022). Il a reçu un prix suisse de littérature en 2018 et a obtenu des bourses de création en écriture de Pro Helvetia (2020), du Centre national du livre (2020) et du Canton de Genève (2013). Il est le papa de Marius (2021) et il est membre du comité de la revue L’Ours Blanc (Genève). https://baptistegaillard.com

Expositions personnelles

I caught no full-blown flower of theory (5 avril 2014 – 3 mai 2014), SIC ! Raum für Kunst, Lucerne.

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©Baptiste Gaillard

Babel Tourniquet (22 février au 13 avril 2013), Galerie TM Project, Genève

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©Cyril Kerr

Ramshackle (9 juin au 21 juillet 2012), U37 Raum für Kunst, Berlin

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©Markus Keibel

Marais Otto Dix (2 au 4 décembre 2011), Les Urbaines, Lausanne.

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©Nelly Rodriguez

Ascendants et glissements (second essai) (15 avril au 1 mai 2011), Espace Labo, Genève.

Baptiste Gaillard Le Labo Genève
©Carl June

Et les Indiens marchent dans l’estran (en duo avec Vivian Kasel) (20 août au 11 septembre 2010), Duplex, Genève

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©Carl June

Lectures et performances

European poetry festival, Rich Mix, Londres 20 novembre 2021

Une soirée avec l’Ours Blanc (avec Hervé Laurent, Fabienne Radi, Baptiste Gaillard), Friart Fribourg, 5 novembre 2021

Ecrit/Studio, Friche Lamartine, Lyon, 17.09.2021

Poésie en Ville, Genève, 27.09.2020

Festival de littérature aux champs, 9 août 2020

Noche de la poesia virtual, Queretaro (MX), 20 mars 2020 (online)

[annulation covid] Noche de la poesia, CDMX, Queretaro, Merdia (MX) 21-23 mars 2020

Maison noctua, invité par Tulalu? et l’Epitre – 9 mars 2020

41ème Journées littéraires de Soleure, 30 mai – 2 juin 2019

MM Centar (Goranovo proljece), Zagreb, 23 mars 2019

Palach Club (Goranovo proljece), Rijeka, 21 mars 2019

Academy of Dramatic Arts (Goranovo proljece), Zagreb, 20 mars 2019

Centre culturel suisse de Paris, 6 mars 2019

Bibliothèque municipale de Lyon, Lyon, 14 février 2019

Bibliomedia, Lausanne, 30 mai 2018

Centre International de Poésie de Marseille, Marseille, mai 2018

Salon du livre, Genève, 28 avril 2018

Bibliothèque de La Chaux-de-Fonds, La Chaux-de-Fonds, 21 avril 2018

Nouveau Musée de Bienne, 10 avril 2018 (lien)

Théâtre Oriental de Vevey (soirée Organiser la colère), 18 mars 2018

Rameau d’or (présentation du n.2017-1 de la RBL), Genève, 2017

Librairie de La proue, Lausanne, 29 mai 2017

Librairie Tschann (soirée éditions Hippocampe), Paris, 30 mars 2017

Festival Impressions Multiples, ESAM, Caen, 4 mars 2017

Printemps de la poésie romande, Bibliothèque municipale, Lausanne, 2016

Poésie en ville, Bains des Paquis, Genève, 2016

Juno invites to pattern of reconciliation, Kaskadenkondensatore, Bâle, 2016

Aprillen Lesefest, Schlachtheater, Berne, 2016

Moze, Progr, Berne, 2016

Soirée Court Lettrage, Centre International de Poésie, Marseille, 2013

Galerie, TM Project, Genève, 2013

Soirée Court Lettrage, Piano Nobile, Genève

Lecture dans l’exposition Une Montgolfière n’est qu’un pixel dans le ciel, de M.-L. Ruffieux, Agent-Double, Genève, 2010

Lecture à la Milkshake Agency, Genève, 2008

Critiques

3 questions à Baptiste Gaillard (Hervé Laurent, 2020)

Bonsaï (Constance Chlore, RBL, 2019)

(H)ar(t)monie (Velia Ferracini, Buchjahr, 2019)

Ce qui reste quand tout précipite (Baptiste Colombara, Buchjahr, 2019)

Bonsaï (Laurent Cennamo, Viceversalitterature, 2019)

Le registre du mobile de Baptiste Gaillard (Eric Duvoisin, Poesieromande.ch, 2018)

Nouvel hybride dans le paysage littéraire (Pierre Muresan, L’année du livre, 2018)

Dépeupler, repeupler (Romain Buffat, Viceversalitterature, 2018)

L’univers poétique de Baptiste Gaillard (Stéphanie Rossier, Assumag, 2018)

À propos du Chemin de Lennie (Samuel Rochery, srwebworks, 2015)

Les herbes fauves de Baptiste Gaillard (Jean-Paul Gavard-Peret, De l’art helvétique contemporain, 2013).

Traductions

allemand

Extrait de Un domaine des corpuscules, par Gabriela Zehnder (OFC, 2018)

Extrait de r a z, par Ruth Gantert (Literarischer Monant, 2018)

anglais (US)

Extrait de Un domaine des corpuscules, par Aditi Machado (European literatur network, 2020)

croate

Extrait de Un domaine des corpuscules et de Bonsaï, par Vanda Kuspilic (revue Tema, 2019)

espagnol (Colombie)

Les jungles du Yucatan, par Ariel Dilon (El tiempo en que vivimos, Rey Naranjo Editores, 2021)

Les céphéides, par Ariel Dilon (El tiempo en que vivimos, Rey Naranjo Editores, 2021)

grec

Extrait de Un domaine des corpuscules, traduit par Angeliki Dimouli (Anthologie de jeunes poètes Suisses romands, Vakxikon. 2020)

italien

Extrait de Un domaine des corpuscules, par Pierre Lepori (OFC, 2018)

Revues

Une galère portugaise, revue Bacchanales, 2021

Les jungles du Yucatan, revue A4, 2020

Les céphéides, la revue de belles lettres, 2020.

Imago. Andshy magasine, 2020

Moments d’une éclipse – notations. Larevue*, 2020

Sud. Quinzaines, 1226, 2020

Notes autour d’un texte absent, revue rehauts, 2019

Bonsaï (extraits), revue Hippocampe, 2018

r a z (extraits), revue rehauts, 2017

État de poussière (peut-être), la revue de belles lettres, 2017

Bonsaïs (extrait), revue Watts, 2016

Notes pour Extinctions, HKB Zeitung, 2016

Desire & Florida, FloppyPoppyWidy Matter, éditions Clinamen (emplacement et présence variable selon la composition du volume)

Divisions Domino, cahiers du refuge, 2013

Desire & Florida, revue archipel, 2013

Recueil des neuf cents parallèles, revue triages, 2010

Coma 03, revue coma 5, 2009

Sans titre, revue coma 4, 2009

Recueil des neuf cents parallèles, revue tissu 5 (La géométrie sale), 2008

Les céphéides

Présentation

Texte paru dans la revue de belles-lettres 2020, 1-2.

Les céphéides

Les céphéides sont de petites variations que l’on peut contempler en silence pour autant qu’on les remarque, de légers scintillements dans le ciel ici ou des gonflements gigantesques au loin. Elles apparaissent comme des objets dont on peut en regard se saisir et comme des respirations qui ne se laissent pas circonscrire. Elles se soustraient quand bien même elles se donnent.

*

Un texte est de même à la fois objet défini et mouvement échappant aux consciences désireuses de s’en saisir. Tous ses fragments bougent, formant un ensemble de pulsations contraires dans un ciel où chaque unité gonfle et puis s’éteint. Le cumul des scintillements change sans cesse, l’intensité moyenne est instable, mais le dessin commun est sensible comme une forme sous-jacente.

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Un texte ce n’est pas une peinture ni une résine dont on verrait la forme changer en durcissant. Il ne fait pas de bulles ni ne réagit bien ou mal aux mélanges. C’est une matière sans accidents, sa respiration est différente. Une langue sèche pour rendre compte du monde, mais peu à peu elle se déforme bien qu’elle essaie de rester instrument : elle se charge d’une part de ce qu’elle décrit, s’en imprègne, commence à le mimer. Elle aussi, en ce sens, elle bouge.

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Le mouvement de ces astres quand ils se gonflent et qu’ils se vident évoque une musique pauvre, des singularités discrètes. Des moments fragiles de pensée s’amorcent dans l’inframince, dans cet écart qui n’en est presque pas un, où se joue quelque chose, lorsque se saisir c’est aussi sentir échapper. L’intensité n’est pas seulement ce qui vient, mais c’est encore ce qui s’en va.

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Des formes parfois se devinent à peine parce qu’elles viennent dans un fond qui leur ressemble et s’effacent aussitôt. Un peu comme l’eau tiède qu’on ne sent presque pas, ou quand on la sent ce n’est pas possible de savoir si c’est elle que l’on sent ou si c’est notre propre température. Ce qu’on appelle tiède, ce n’est presque rien.

*

L’existence des formes est fragile, elles exigent la plus grande précision, mais aussi une part spéculative, sans quoi elles s’évanouissent pour de bon. Dans un chantier, les travaux amorcés en plusieurs points ne se rejoignent pas toujours mais permettent une percée par échos.

*

Ce ne sont peut-être pas des objets qu’il s’agit de saisir, mais des lumières qui s’intensifient ou qui diminuent. Dans un cas, la pensée coule dans une absence comme dans un creux, prenant la place de ce qui s’éteint. Dans l’autre elle ruisselle et s’échappe, chassée par la montée en puissance de ce qui vient. Ce que cherche l’écriture est un peu des deux à la fois, dans ce mouvement, céphéide.

actualités

Publication

Le livre Oise, de Simon Boudvin, est paru chez Building Books. Sur l’invitation de Simon, j’ai écrit deux textes (Figures de la vie sans eau & Corps de vapeur du prolétariat) pour ce livre qui évoque les carrières de l’Oise, les fossiles que l’on y trouve (ou que l’on a trouvés), les gens qui ont travaillé dans ces lieux, et les espaces creux des carrières, en écho des villes bâties avec ces pierres (une sorte de ville en négatif).

Événement

À l’occasion de la sortie du livre, je participerai avec Simon Boudvin et l’équipe éditorial à une rencontre autour de Oise à La Maréchalerie (Centre d’art contemporain ENSA de Versailles) le 29 juin à 19h (auditorium de la Forge).

Exposition

Dans le cadre du projet Typoetry, Juan Feng a créé une affiche à partir d’un extrait de mon texte Un test de fragilité, exposée à l’entrée de la Stratford Library à Londres. De nombreuses autres affiches sont à découvrir dans le quartier de Newham jusqu’au 17 juillet.

Poem by Baptiste Gaillard. Design by Juan Feng, Master Type Design, ECAL/University of Art and Design of Lausanne. ©Calum Douglas

Publication

Parution du livre El tiempo en que vivimos (Rey Naranjo Editores), anthologie de poésie suisse actuelle publiée à Bogota, avec mes textes Les jungles du Yucatan & Les céphéides traduits en espagnol (Colombie) par Ariel Dilon, et de nombreux autres textes d’autrices et auteurs de Suisse.

Événement

Soirée de performances lors de l’édition 2021 du European poetry festival (Sa 20.11.21, Rix Mix, London)

Événement

Une soirée avec L’Ours Blanc (Ve 5.11.2021, Kunsthalle Fri-Art Fribourg), avec Hervé Laurent et Fabienne Radi.

Publication

3 questions à Baptiste Gaillard, avec Hervé Laurent, sur le site de L’Ours Blanc.